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Kaboul, 15 août 2021. Alors que les troupes américaines s’apprêtent à quitter le territoire, les Talibans prennent d’assaut la capitale et s’emparent du pouvoir. Au milieu du chaos, des milliers d’afghans tentent de se réfugier dans le dernier lieu encore protégé : l’Ambassade de France. Seuls, le commandant Mohamed Bida et ses hommes en assurent la sécurité. Pris au piège, il décide de négocier avec les Talibans pour organiser un convoi de la dernière chance avec l’aide d’Eva, une jeune humanitaire franco-afghane. Commence alors une course contre la montre pour évacuer les réfugiés jusqu’à l’aéroport et fuir l’enfer de Kaboul avant qu’il ne soit trop tard.
D'après l'incroyable histoire vraie du Commandant Mohamed Bida (d'après le roman éponyme aux Editions Denoêl).
Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l'a vue grandir, elle met tout en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d'une vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et le désir.
Inspiré d’un fait divers, As bestas, sixième long métrage de Rodrigo Sorogoyen, a connu à sa sortie un succès public inattendu. Genèse d’une réussite, où le thriller se mêle à la chronique rurale pour faire écho à des angoisses contemporaines.
Sorti en 2022, As bestas, de Rodrigo Sorogoyen, s’est vu couronné d’un succès public surprise (plus d’un million d’entrées en Espagne pour un film qui relève du cinéma d’auteur) et d’une moisson de prix, dont neuf Goya et un César du meilleur film étranger. Cette histoire d’un couple d’enseignants installés dans un petit village de montagne pour y pratiquer le maraîchage bio, qui font face à l’hostilité de leurs voisins, semble avoir trouvé une résonance particulière en cette période post-Covid. À une époque où nombre de citadins, souvent issus de classes sociales favorisées, rêvent de circuit court alimentaire et de déconnexion, le film oppose deux visions du monde dans lesquelles chacun a ses raisons, quitte à aller très loin pour les défendre…
Souci de réalisme
Ce documentaire se penche sur la genèse de l’œuvre, née de la découverte, par la scénariste Isabel Peña, de l’histoire vraie de Martin Verfondern et Margo Pool, un couple de Hollandais établis en Galice depuis les années 1990 pour y élever des brebis. En 2010, Martin Verfondern disparaissait subitement, à l’issue d’un violent conflit avec ses voisins… Émaillé d’extraits des vidéos que ce dernier a réellement tournées dans le but de documenter sa situation, le film revient sur la manière dont Rodrigo Sorogoyen et ses collaborateurs ont cherché l’approche adéquate pour transformer ce fait divers en une fiction sur l’amour d’un couple confronté à la violence. Si As bestas fait l’effet d’un thriller oppressant, c’est sans recourir aux artifices du genre, obéissant au contraire à un constant souci de réalisme. Sur les lieux mêmes du tournage, la scénariste, le réalisateur et les comédiens Marina Foïs et Luis Zahera, rejoints par le sociologue Jérôme Ferret, spécialiste des questions de xénophobie, montrent comment ce drame profondément ancré dans un territoire se révèle universel, en totale prise avec son temps.



