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Une petite ville de province. Les années 70. Jean a 6 ans, il fait sa rentrée à la grande école. Quand la maîtresse demande à chaque enfant la profession de son père puis de sa mère, Jean réalise qu’il n’est pas comme les autres, s’inquiète et invente une réponse : « ma maman, elle est secrétaire ». En réalité, sa maman est tout le temps en voyage... D'après le beau livre autobiographique de Jean Regnaud et Émile Bravo, une chronique douce et tendre à hauteur de gamin. Nommé aux César 2014 (meilleur film d'animation de l'année).
Le trait délicat de Isao Takahata mis au service d'un conte traditionnel japonais.
Adapté d’un conte populaire japonais « Le couper de bambou », un des textes fondateurs de la littérature japonaise, Kaguya, « la princesse lumineuse », est découverte dans la tige d’un bambou par des paysans. Elle devient très vite une magnifique jeune femme que les plus grands princes convoitent : ceux-ci vont devoir relever d’impossibles défis dans l’espoir d’obtenir sa main.
À partir de 11 ans
Influencé par le peintre allemand Hans Holbein, Félix Vallotton (1865-1925) regarde les corps en clinicien, tenu par l'obligation de vérité héritée de son éducation protestante. Graveur et illustrateur subversif, dessinateur prolifique, peintre de portraits, de nus, de scènes mythologiques et de paysages, le peintre suisse est multiple.
Fait rare, c’est aussi un homme de plume à qui l'on doit critiques d'art, essais, pièces de théâtre et romans. L'homme comme l'œuvre sont complexes. Pour les comprendre, Juliette Cazanave (auteure du très beau portrait intimiste "Sandrine Bonnaire, actrice de sa vie") convie le spectateur à un délicat jeu de pistes, nourri d'images d'archives, des œuvres et des écrits de l'artiste.
À travers ses différents styles de l'artiste, deux indices émergent : l'obsession de l'eau et surtout sa distance au monde : "J'aurai été celui qui, de derrière une vitre, voit vivre et ne vit pas", écrit-il alors âgé de 50 ans. Une force mystérieuse qui le tenait hors de la vie mais nourrisait aussi sa créativité débordante. Une créativité qui sut conquérir l'avant-garde parisienne et le monde entier.
"Imaginez toutes les cathédrales de France réunies dans une grande forêt." Au Cambodge, la forêt tropicale a envahi l'ancienne capitale khmère, mais les vestiges des sanctuaires érigés par les souverains successifs, entre le VIIIe siècle et l'abandon d'Angkor en 1431, témoignent de son influence passée. Comment la cité est-elle née et s'est-elle développée jusqu'à devenir la plus grande ville jamais édifiée au XIIIe siècle ? Près de cent cinquante ans après leur découverte, ses ruines émouvantes et spectaculaires commencent tout juste à livrer leurs secrets. Grâce à un laser révolutionnaire, des scientifiques ont réussi à relever les empreintes laissées par les bâtiments disparus, et à reconstituer la topographie des lieux et les vagues d'expansion de la ville. Mais c'est à un archéologue français que l'on doit la résolution d'une énigme tenace : en étudiant le site de Koh Ker, où fut déplacée la capitale au cours d'une parenthèse de vingt ans, Éric Bourdonneau a levé le voile sur le fonctionnement des temples, le sens de leur architecture et de leur statuaire, dominée par des représentations des dieux Shiva et Yama. Monuments funéraires, ces constructions avaient pour vocation de préparer le passage des rois khmers dans l'au-delà. Une théorie que confirment les statues et moulages légués par Louis Delaporte – l'un des premiers explorateurs de la cité cambodgienne – et exhumés de la cave de l'abbaye de Saint-Riquier, dans la baie de Somme, par Pierre Baptiste, conservateur au musée Guimet. De son côté, aiguillé par la découverte d'un tronc d'arbre sacré à Angkor Thom, l'archéologue Jacques Gaucher aurait identifié le centre historique, politique et religieux de l'empire…
Trésors inestimables
Captivant de bout en bout, Angkor redécouvert propose un tour d'horizon des dernières avancées scientifiques en retraçant, non sans suspense, les étapes qui ont conduit les archéologues français à percer les mystères de la cité endormie, dont la beauté fascinante habite le film. Le documentaire met ainsi en évidence le rôle fondamental des dessins et moulages rapportés par Louis Delaporte pour la recherche actuelle. Conservés en France, ces trésors apparaissent d'autant plus inestimables qu'un champignon altère inexorablement le grès des monuments d'Angkor, menaçant, à terme, d'engloutir à jamais les secrets de la civilisation khmère.
L’une des conséquences du changement climatique est l’élévation du niveau de la mer. Comment prendre en compte cette nouvelle donne dans les politiques d’aménagement du territoire ? Le dessous des cartes s’interroge sur la question à travers les exemples de la Belgique et des Pays-Bas.
Dans la collection créée par Serge July, ce documentaire propose un regard particulièrement pertinent sur le film qui valut à Michael Haneke sa première Palme d’or. Dixième long métrage du cinéaste autrichien, "Le ruban blanc" montre la violence éducative pratiquée en Allemagne au début du XXe siècle, et en quoi elle porte en germe le nazisme. Haneke renvoie ainsi les Allemands à leur propre histoire, mais aussi les Autrichiens, dont le leader populiste Jorg Haider, mort en 2008, était coutumier de propos antisémites et d’éloges d’Hitler.
Extraits choisis et interviews s’entrecroisent pour approcher au plus près ce film ample et complexe, porteur de multiples implications. Quelques-uns de ses acteurs et techniciens, mais aussi un historien et une psychanalyste, commentent la genèse d’une œuvre longuement mûrie. Ils en dévoilent les coulisses artistiques, l’arrière-plan historique et les possibles interprétations. On y découvre aussi de précieuses images d’Haneke au travail (le casting avec les enfants est un moment admirable), assorties de détails biographiques qui éclairent sa démarche. L’art du cinéaste témoigne d’une rigueur méthodique, qui offre un contraste amusant avec sa tranquille bonhomie. Film après film, il travaille à questionner en profondeur notre regard, en nous rendant témoins d’événements implacablement mis en scène.