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Dans l’esprit de chacun, il y a le général qui a fait l’Histoire : un homme fort dans son exercice du pouvoir et devenu un véritable mythe. Bien des gens pensent que l'individu Charles de Gaulle ne connut jamais de vrais moments de faiblesse. Pourtant, un document filmé prouve le contraire : l’interview que De Gaulle donne à Michel Droit au lendemain de Mai-68 pour s’expliquer sur les événements. Ce jour-là, le président au verbe haut se confie au peuple français dans un moment d’abandon. Il admet que, à plusieurs reprises, il a été tenté par le forfait au cours de sa vie militaire et politique : "J’ai eu la tentation de me retirer." À Dakar en 1940 ; à Londres en 1942 ; à Paris en 1946, lorsqu’il quitte le gouvernement ; en 1954 à la fin du Rassemblement pour la France (RPF) ; et en 1965, lorsqu’il est mis en ballotage et qu'"une vague de tristesse a failli [l]’entraîner au loin".À partir de cet entretien donné au journaliste académicien, ce documentaire retrace ces cinq épisodes de doute de la vie du général de Gaulle. Cinq moments de l’histoire au cours desquels celui que l’on croyait être un colosse montre toute sa fragilité. C’est aussi toujours ces moments-là qu’il choisit pour rebondir, revenir dans l’arène et reprendre la main. Alors, ces tentations relèvent-elles de l’aveu de faiblesse ou d’une stratégie délibérée ?
En mai 1940, le Premier ministre britannique ne promet rien d'autre aux Anglais que "du sang, de la peine, des larmes et de la sueur". Winston Churchill, personnage haut en couleur, avec son éternel cigare et ses doigts formant le V de la victoire, galvanise littéralement les Londoniens pendant le Blitz, alors que des tonnes de bombes sont larguées sur la capitale. Mais lorsque l'on étudie son action diplomatique, l’homme d’État britannique apparaît pétri de contradictions. Ce documentaire met notamment en exergue son attitude ambiguë à l’égard de la résistance polonaise et du gouvernement en exil de Sikorski. Il ordonnera d'ailleurs, en 1943, de faire silence sur les véritables auteurs du massacre de Katyn pour ne pas indisposer Staline. À mesure que la Seconde Guerre mondiale évolue en faveur des Alliés, il se livre à une véritable partie de poker avec ce dernier, puis avec Roosevelt, pour redessiner la carte de l’Europe. Lors de la conférence de Téhéran, en novembre 1943, puis de Yalta, en février 1945, il s’efforce de jouer ses meilleures cartes. Mais à l’heure de la victoire, il est désavoué par ses propres concitoyens, qui l’avaient adulé. Le travailliste Clement Attlee lui succède au poste de Premier ministre, au cours de la conférence de Potsdam de juillet 1945.
En s'appuyant sur quatre magnifiques plans dessinés entre les XVIe et XVIIIe siècles, le Dessous des Cartes étudie le Paris de l'époque de la Renaissance, montrant l’influence du pouvoir monarchique sur l’esthétique de la ville ; puis présente les évolutions urbaines qui ont transformé la capitale jusqu'à la Révolution française.
C’est aux alentours de 50 av. JC que pour la première fois apparaît dans le récit de Jules César, « La Guerre des Gaules », la ville de Lutèce. Avec ce premier volet, le Dessous des Cartes retrace, à l’aide de cartes et de reconstitutions en 3D, l'évolution de Paris depuis l’époque gallo-romaine jusqu'au Moyen-âge.
Le 21 novembre 1783 à Paris, un ballon conçu par les frères Montgolfier avec, à son bord, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes, s’élève dans les airs devant une foule de spectateurs médusés. L'un des plus vieux rêves de l'humanité vient de se réaliser : pour la première fois, l'homme peut voler. Pour rééditer l’exploit des pionniers de la conquête de l'air, une équipe d’aérostiers passionnés, menée par un de leurs descendants, Guillaume de Montgolfier, s'est lancé le défi de reconstruire une réplique de leur premier ballon et de le faire voler dans les conditions de l’époque.
Course aux records
Problèmes techniques, demande d'autorisation de vol… : au fil des espoirs et des désillusions de ces aérostiers chevronnés, le documentaire suit la reconstruction du ballon à air chaud original des frères Montgolfier. Un chantier extraordinaire et inédit, dont les étapes nous font revivre les émois et les découvertes technologiques de ces premiers vols en ballon. L'occasion de revenir sur la course aux records et à l'innovation qui a vu alors s'affronter en l'espace de quelques semaines inventeurs et aérostiers. Car dix jours après ce vol parisien, le ballon à hydrogène de Jacques Alexandre Charles, grand rival des Montgolfier, rééditera l’exploit. Et quelques mois plus tard, l'Anglo-Américain John Jeffries et le Français Jean-Pierre Blanchard réaliseront la première traversée de la Manche par les airs.
Où l’on dévoile les fantasmes sexuels, ces mises en scène imaginaires qui hantent chacun de nous, par le biais de l’art et des artistes. À Paris et à Barcelone, Jean-Marc Barr et Sergi Lopez racontent leurs fantasmes, mais évoquent aussi les films qu'ils ont tournés et qui ont fait d'eux des objets de fantasme : Chroniques sexuelles d’une famille d’aujourd’hui, réalisé par Jean-Marc Barr, ou Une liaison pornographique, dans lequel Sergi Lopez tient le premier rôle. Roy Stuart, le maître américain de l’imagerie érotique, ouvre les portes du Studio A, où il a filmé et photographié pendant trente ans d’insolentes beautés qui assouvissent leurs fantasmes dans l’extase. La dessinatrice de BD Nine Antico nous fait revivre en flash-back les destins croisés de la star porno Linda Lovelace, de la pin-up Bettie Page et du créateur de Playboy Hugh Hefner, héros de son album Coney Island baby (2010). La créatrice japonaise Atsuko Kudo, qui habille Rihanna, Beyoncé et Lady Gaga, et dont les défilés de mode, chics et érotiques, font frissonner Londres et New York, nous promène dans l’univers du latex. Le réalisateur Jean-Jacques Annaud nous révèle les coulisses des scènes érotiques du Nom de la rose et de L’amant. L’Allemande Petra Joy, pionnière du porno féministe, nous explique comment elle réinvente le cinéma classé X à travers le fantasme. La romancière américaine Sylvia Day décrit avec humour les scènes les plus crues de sa trilogie Crossfire, traduite dans trente-neuf pays… Des images et des témoignages rares sur l’imaginaire sexuel.
D'ici à 2050, la consommation mondiale de viande devrait doubler. Or, jusqu'à quel point peut-on développer un élevage intensif, gourmand en eau et en énergie, producteur de gaz à effet de serre et sans égard pour la souffrance des animaux ? Dès 1932, Winston Churchill, pourtant fin gourmet, dénonçait ce gaspillage et rêvait d'un moyen de "fabriquer des ailes et des cuisses sans élever tout un poulet". Le 17 avril 2013, une équipe du chercheur hollandais Mark Post exauçait ce vœu à sa façon en créant le premier hamburger à base de viande in vitro. Prix de ce premier petit morceau de viande au goût plutôt satisfaisant : 300 000 euros. Ce coût pourrait évidemment baisser si l'on développait cette fabrication à l'échelle industrielle.
STEAKS-ÉPROUVETTE
Aux États-Unis, la start-up de Gabor Forgacs fabrique elle aussi un morceau de viande de synthèse en utilisant une imprimante 3D fonctionnant avec de l'encre biologique. Les deux équipes mènent leurs travaux grâce aux subsides de riches mécènes, mais la recherche publique s’y intéresse, car elle espère ainsi trouver une solution pour nourrir l'ensemble de la planète. Mais le consommateur acceptera-t-il de troquer son filet mignon contre un équivalent artificiel ? Et quel serait l'impact sur l'environnement d'une viande de synthèse produite en masse ? Menée aux quatre coins du globe auprès de scientifiques, d'ingénieurs, d'éleveurs, d'un responsable d'association de défense des animaux et de consommateurs, cette remarquable enquête offre un copieux tour d'horizon des recherches autour de la viande et de ses alternatives. Le film aborde avec limpidité des notions complexes : par exemple, la fabrication du steak in vitro expliquée à l'aide d'interviews, d'infographies, de gros plans et d'images prises au microscope. Le film pointe aussi les risques d'une trop grande consommation de viande et examine d'autres pistes que celle de du steak de synthèse comme celle des insectes, riches en protéines et déjà appréciés dans certaines parties du monde.
Pourquoi juste consommer quand on peut consommer juste ?
C'est la question – sous forme de slogan – que posent les acteurs du commerce éthique. En glissant dans son caddie un produit arborant la mention "équitable", le consommateur fait un choix qui prend tout son sens à l'autre bout du monde. En Afrique ou en Amérique latine, des petits producteurs auront été payés décemment pour produire la matière première. Et ils n'auront pas été contraints de courber l'échine face aux importateurs et aux distributeurs, comme le veut la règle de l'économie mondialisée.Qu'en est-il réellement ? Max Havelaar, Rainforest Alliance... : les labels se multiplient et les consommateurs les plébiscitent. Mais quelle réalité se cache derrière les étiquettes ?
La rançon du succès
Du Mexique au Kenya en passant par la République dominicaine, Donatien Lemaître a décortiqué toute la filière. Il montre comment l'idée généreuse du commerce équitable est de plus en plus récupérée par des as du marketing ou des multinationales en quête de virginité, bien loin de l'objectif de ses créateurs. Les premiers à s'en emparer ont été les grands réseaux de distribution : les "consommacteurs" sont prêts à payer leur café plus cher si les producteurs sont correctement rémunérés ? Les grandes surfaces ont accordé de plus en plus de place au label "équitable". Mais elles ont parallèlement augmenté leurs marges sur ces produits...
Résultat : tandis que les producteurs labellisés gagnent à peine plus que les producteurs lambda (et jamais assez pour sortir de la pauvreté), les grandes enseignes, elles, s'enrichissent. Du côté des producteurs, le système n'est pas forcément plus vertueux : Donatien Lemaître observe que, dans les plantations de bananes de la République dominicaine, des petits propriétaires ayant obtenu le label Max Havelaar exploitent des travailleurs haïtiens sans-papiers. Ainsi, le commerce équitable a ses coopératives, ses programmes de développement, mais aussi ses forçats invisibles… Autre surprise : pour répondre à la demande croissante de bananes équitables, Max Havelaar a accordé son label à de gros producteurs : chez Savid, on produit 150 tonnes de bananes par semaine avec des ouvriers haïtiens mal payés et mal logés, mais dont les papiers sont en règle...
Bienvenue dans l'ère de l'équitable industriel ! Enfin, Donatien Lemaître s'intéresse aux multinationales de l'agroalimentaire. Et constate qu'au Kenya, le partenariat entre Rainforest Alliance et Lipton (groupe Unilever) a profité à la marque, mais absolument pas aux travailleurs saisonniers des plantations de thé. Où il apparaît que si le commerce équitable était une belle idée, il renforce aujourd'hui essentiellement le système dominant.