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Si le nombre de vols continue d’augmenter, le transport aérien pourrait représenter dans quelques décennies près de 22 % des émissions totales de CO2 – contre 2 à 4 % aujourd’hui. Alors que certains défenseurs de l’environnement militent pour l’abandon de ce moyen de locomotion, l’industrie aéronautique promet quant à elle des avions écologiques pour 2050 – un engagement actuellement au banc d’essai. En France, l’Airbus A380, le plus grand appareil de ligne du monde, s’est ainsi métamorphosé en véritable laboratoire volant, servant à tester de nouveaux combustibles comme l’hydrogène et les biocarburants. En Allemagne, en Suisse ou en Slovénie, des entreprises explorent très activement une autre source d’énergie : l’électricité.
Décarbonation
Réalisant un passionnant tour du monde des dernières innovations aéronautiques, Avions écolo, décollage vers le futur donne la parole à des pionniers du secteur engagés dans la décarbonation : Bertrand Piccard et André Borschberg, qui ont bouclé en 2015 avec le Solar Impulse 2, alimenté en énergie solaire, le premier tour du monde aérien sans carburant ; des entrepreneurs de start-up, engagés dans une véritable course aux brevets ; des pilotes du Velis Electro, premier biplace monomoteur 100 % électrique produit en série... Sans oublier Dirk Hoke, directeur général de Volocopter, dont les taxis volants devaient effectuer leurs premières courses lors des Jeux olympiques de Paris 2024 ! Le documentaire interroge également le constructeur européen Airbus, qui annonce d’ici 2035 la mise en service d’appareils écologiques destinés aux vols moyen-courriers.
Le film posthume de Sólveig Anspach ("Lulu femme nue") est une comédie romantique baignée de sa poésie fantaisiste.
Samir, grutier à Montreuil, croise un jour Agathe, dont il tombe instantanément amoureux. En menant sa petite enquête, il découvre qu’elle officie à la piscine Maurice-Thorez, où il feint d’apprendre à nager pour se rapprocher d’elle. Son mensonge se révèle payant, jusqu’à ce qu’Agathe le démasque et s’envole pour l’Islande, où elle doit représenter la Seine-Saint-Denis au 10e Congrès international des maîtres-nageurs…
Bain à remous
D’un côté, la frêle et garçonne Agathe, qui rembarre ses prétendants avec une impressionnante pugnacité ; de l’autre, le doux Samir, grande tige plus coriace qu’il n’y paraît. Des lignes d’eau montreuilloises, gérées par une équipe d’hurluberlus (une monitrice nympho, un directeur un peu louche…), au centre de conférences de Reykjavik, où l’amoureux éconduit s’est invité en usurpant l’identité du délégué israélien, Sólveig Anspach plonge avec malice les personnages de Queen of Montreuil (2012), un de ses précédents opus, dans le bain à remous de la comédie romantique. Portée par deux merveilleux acteurs, la dernière pépite de loufoquerie et de délicatesse d’une réalisatrice partie trop tôt.
Et retrace, jusqu’aux ultimes étapes, le défi artistique et technique qu’a représenté la poursuite du chantier pour ses successeurs.
L’imposante basilique de la Sagrada Família, œuvre hors norme de l’architecte catalan Antoni Gaudí (1852-1926) débutée en 1882, surplombe la ville de Barcelone dont elle est devenue le symbole. Sa verticalité, ses formes organiques et les mosaïques colorées qui ornent le sommet de ses tours la rendent unique – bien que ces éléments se retrouvent dans nombre de créations de l’artiste (parc Güell, Casa Batlló, Casa Milà...), toutes conçues dans l’esprit du modernisme catalan dont Gaudí est l’un des principaux représentants. Au-delà de son esthétique audacieuse, ce temple expiatoire est le produit d’innovations techniques, à l’image de ses arcs en chaînette conçus pour absorber la charge de l’immense bâtisse dénuée de contreforts ou de ses colonnes inclinées, semblables à des arbres, qui suivent la trajectoire des forces de l’édifice. Une géométrie complexe qui a mis à l’épreuve les héritiers de Gaudí, d’autant que l’atelier de ce dernier, dans lequel étaient entreposés ses plans et maquettes, a été ravagé par un incendie en 1936. Dès lors, il a fallu interpréter les fragments récupérés dans les cendres et chercher des indices dans ses écrits pour poursuivre la construction.
Épopée architecturale
Cent ans après la mort accidentelle de Gaudí, renversé par un tramway, l’achèvement de la tour de Jésus, récemment couronnée d’une croix monumentale, a fait de la Sagrada Família l’église la plus haute du monde. Installé au cœur du chantier barcelonais, dont il a suivi les dernières étapes, Marc Jampolsky (Vatican – La cité qui voulait devenir éternelle, Versailles – Le palais retrouvé du Roi-Soleil) interroge historiens, spécialistes du génie catalan et architectes afin de percer les mystères de la basilique. Revenant aux sources de sa création à travers les archives du bâtisseur, les paysages qui l’ont inspiré, ses premiers travaux d’étudiant et ses autres réalisations, le film s’attarde sur l’ouvrage de ses successeurs, mis au défi de comprendre la pensée architecturale du maître afin de continuer son œuvre le plus fidèlement possible ou, au contraire, en y introduisant leur propre style – à l’instar de la controversée façade de la Passion réalisée par le sculpteur Josep Maria Subirachs. Entrecoupée d’opportuns passages de fiction, dans lesquels Gaudí exprime idées, obsessions et souffrances dans son atelier minutieusement reconstitué en 3D, cette enquête captivante raconte la spectaculaire épopée collective qu’il a initiée, dans la lignée des cathédrales du Moyen Âge.



