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Une charge explosive contre les idéaux déçus, magistralement mise en scène par Sergio Leone et en musique par Ennio Morricone.
Le Mexique, en 1913. Le détrousseur de diligences Juan Miranda croise la route de John Mallory, un indépendantiste irlandais dont la tête est mise à prix. Impressionné par son habileté à manier les explosifs, Juan lui propose de dévaliser avec lui la banque de Mesa Grande. John refuse d'abord, ne cédant finalement qu'après un chantage. Arrivés à Mesa Grande, les deux hommes constatent que les caisses de la banque sont vides. En revanche, la ville grouille de soldats et de prisonniers politiques. Malgré eux, Juan et John vont jouer un rôle déterminant dans la révolution mexicaine en cours…
Baroque et désenchanté
Dans ce film explosif où fusent les "Planque-toi, connard !", on manie autant la dynamite que la gâchette. Les ingrédients qui ont fait la gloire de Sergio Leone sont là : Technicolor, poses étudiées, ralentis, BO planante d'Ennio Morricone, somptueux panoramiques du "désert mexicain" (tournés en Andalousie). Disposant d'un budget confortable, l'inventeur du western-spaghetti donne libre cours à son style baroque. Mais si Il était une fois… la révolution débute par la parodie et l'humour grinçant chers au cinéaste italien, le pastiche se mue peu à peu en une fresque historique désenchantée : la révolution et l'amitié y apparaissent comme des idéaux déçus, inextricablement mêlés d'illusion, de violence et de trahison.
En deux saisons, entre émotion, humour et trash, le portrait décapant d'une génération de trentenaires à la croisée des chemins.
Épisode 1
Plaquée par Gustavo le jour où ils s’apprêtaient à signer l’achat d’un appartement, María, 34 ans, est désemparée. Invitée le soir même à la fête d’anniversaire organisée par Cris, sa meilleure amie, María est bien décidée à relâcher la pression. Désinhibée par des substances illicites partagées avec Esther, sa sœur artiste-peintre, elle se donne à la nuit tombée à un inconnu croisé dans le jardin de Cris. Quelques semaines plus tard, découvrant qu’elle est enceinte, María cherche à en savoir plus sur le géniteur de son enfant...
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Des "Oiseaux" et "Psychose" d’Hitchcock au "Parrain" et à "Apocalypse Now" de Coppola, rencontre avec l'artiste dans son atelier, où il nous fait partager au plus près son processus de création.
Portrait de Jeff Bridges, artiste aux multiples talents et grand acteur en marge des profils hollywoodiens.
"Je mets beaucoup d’énergie à rester en retrait…" Quand en 1998, avec The Big Lebowski, "The Dude" débarque sur les écrans, le nonchalant – et bientôt culte – loser imaginé par les frères Coen expose Jeff Bridges, presque quinquagénaire, à une célébrité qu’il s’était méthodiquement évertué à fuir. Né en 1949, ce fils d’une famille d’acteurs, atteint du syndrome de l’imposteur, a pourtant été poussé par ses parents dans le bain hollywoodien dès 6 mois, nourrisson en pleurs de La voleuse d’amour. Anxieux et atteint de bégaiement, l’adolescent rondouillard hésite d’abord à suivre la voie tracée par sa mère Dorothy, son père Lloyd (vu dans Le train sifflera trois fois) et son aîné Beau, préférant s’adonner à la musique et à la peinture. Ce comédien atavique, qui s’abonnera délibérément aux seconds rôles, revendique un goût pour la paresse et un manque d’ambition. Il est même soulagé d’échapper plusieurs fois à l’Oscar après ses nominations pour sa performance dans La dernière séance (1971) de Peter Bogdanovich, son épatant binôme avec Clint Eastwood dans Le canardeur (1974) de Michael Cimino ou encore sa composition d’extraterrestre dans Starman (1984) de John Carpenter. Et si le drolatique duo avec son frère dans Susie et les Baker Boys (1989) de Steven Kloves lui vaut une popularité encombrante, Jeff Bridges continue à se terrer, loin des feux de la rampe, dans un coin reculé du Montana avec sa femme Susan, épousée en 1977, et leurs filles. Son destin va pourtant le rattraper avec "The Dude", rôle dans lequel ce perfectionniste s’implique pleinement, utilisant son vestiaire personnel pour une cool attitude sur mesure. Star malgré lui après une riche autant que discrète carrière, l’acteur sera enfin couronné d'un Oscar à 60 ans pour son rôle de chanteur vieillissant en lutte contre l’alcoolisme dans le multiprimé Crazy Heart. Avec une pointe de regret amusé, il lâchera alors : "Je vais perdre mon statut d’acteur sous-estimé…"
Icône tardive
"Mon frère est un homme de la Renaissance", résume son aîné Beau, évoquant les multiples talents de Jeff Bridges, musicien, peintre, sculpteur et photographe inspiré sur les plateaux de tournage. Retraçant le parcours – et la quête existentielle – de cet homme de l’ombre, ce documentaire montre comment l’acteur a systématiquement refusé les rôles qui lui auraient donné trop de visibilité sans pour autant disparaître, jusqu’à sa rencontre libératrice avec "The Dude". Doté d’une large et nuancée palette de jeu, le comédien philosophe s’est ainsi imposé en icône tardive du cinéma à la faveur du phénomène culturel provoqué par l’irrésistible antihéros. Au fil d’extraits d’entretiens avec lui et des éclairages du critique Serge Kaganski, de son biographe Bill Fleck et de l’historienne du cinéma Annette Insdorf, l’attachant portrait d’un grand comédien hollywoodien, devenu aussi star de la télé avec la série The Old Man, qui a su garder une part d’enfance dans son rapport au métier.
Deux figures s’opposent : Luiz Inácio Lula da Silva, l’actuel président, qui brigue un nouveau mandat malgré son âge et un bilan contrasté, et Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, emprisonné après sa tentative de coup d’État en 2023.
L’occasion de comparer deux visions du Brésil, celle des Bolsonaro et celle de Lula, et de passer en revue les atouts mais aussi les fragilités du géant sud-américain. Puissance économique majeure, membre du G20, du Mercosur et des BRICS, le Brésil est également riche d’une biodiversité exceptionnelle, abritant près de 60% de la forêt amazonienne. Pourtant, son développement reste freiné par de profondes divisions politiques, ainsi que par des défis persistants en matière de sécurité et de gouvernance. La question environnementale, en particulier la préservation de l’Amazonie, cristallise ces tensions.
Nous a donné envie de revenir sur la prestigieuse carrière de l’actrice française en dix petites madeleines.
Plus de trente ans après le génocide des Tutsi par les Hutu rwandais, cette région ne connaît toujours pas la paix.
Les tensions ethniques entre Hutu et Tutsi continuent d’alimenter les oppositions régionales entre RDC et Rwanda tout en impliquant plusieurs pays voisins comme le Burundi et l’Ouganda. Zoom sur cette région ravagée par les guerres, mais aussi sur ses ressources, avec des matières premières précieuses comme le coltan, indispensables aux nouvelles industries du XXIe siècle, ce qui exacerbe encore un peu plus les appétits régionaux.



