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Jadis fervents amants, les deux comédiens sont restés profondément liés jusqu’à la disparition de l’actrice, en 1982. Au travers d'archives et de témoignages, cet émouvant documentaire retrace l’histoire d’un couple éternel.
Alain Delon a 22 ans et est encore inconnu du grand public lorsque Romy Schneider, de trois ans sa cadette et propulsée au rang de star par la saga Sissi, le choisit pour lui donner la réplique dans Christine. La célèbre actrice allemande et le rebelle Français au regard bleu acier succombent lors du tournage à une passion qui durera cinq ans. Mais tandis que Delon affirme son talent dans Plein soleil, la carrière de sa fiancée s’enlise. Luchino Visconti, qui a dirigé l’acteur dans Rocco et ses frères, la relance en les réunissant dans la pièce Dommage qu’elle soit une putain, qui révèle le génie de Romy au public hexagonal. Fin 1963, de retour des États-Unis où elle honorait un contrat avec la Columbia, la comédienne trouve en guise d’accueil un mot d’adieu : "Je te rends ta liberté en te laissant mon cœur." Alain l'a quittée pour la future Nathalie Delon, avec qui il aura un fils l’année suivante. En proie à la dépression, Romy fuit à Berlin, où ses rêves de théâtre s’évanouissent rapidement. Mariée au metteur en scène Harry Meyen, qui l’initie aux tranquillisants, et mère d’un petit David né en 1966, elle s’enferme dans une vie domestique qui l’écrase. C’est Alain Delon qui la sort de l’impasse, en l’imposant dans La piscine (1968) de Jacques Deray, où leur complicité éclabousse l’écran. Dès lors, pendant une décennie, l’actrice enchaîne les rôles incandescents, notamment chez Claude Sautet, et les passions vouées à l’échec – avec le regretté Jean-Louis Trintignant, sur le tournage du Train, ou encore Jacques Dutronc, son partenaire dans L’important c’est d’aimer. Alain, lui, s'épanouit aux côtés de Mireille Darc et poursuit son ascension, de polars melvilliens (Le cercle rouge) en fictions plus commerciales (Mort d’un pourri, Flic Story…). À l’affiche de L’assassinat de Trotsky de Joseph Losey, les anciens amants partagent succès et drames : à la mort tragique de David, le fils adolescent de Romy, Alain accourt pour lui apporter son soutien. Un an plus tard, c’est lui qui se chargera d'organiser les obsèques de l’actrice, décédée le 29 mai 1982.
Trajectoires parallèles
"Ils se sont séparés mais ne se sont jamais quittés", résume le journaliste Luc Larriba. De leur idylle naissante aux hommages posthumes de Delon à celle qui a lancé sa carrière, Olivier Monssens raconte l’émouvante relation de ces fiancés éternels, qui se sont aimés par-delà leur rupture. Émaillé de formidables archives (dont le savoureux récit de leur première rencontre sur le tarmac d’Orly par Jean-Claude Brialy) et de témoignages passionnants (comme ceux des réalisateurs Volker Schlöndorff et Costa-Gavras ou de la journaliste féministe Alice Schwarzer, qui a longuement interviewé l’actrice en 1976), le documentaire éclaire d’un jour nouveau les trajectoires intimes et professionnelles de ces deux icônes du cinéma.
Mené tambour battant, un polar intelligent et haletant de John Schlesinger, devenu un classique du genre. Avec Dustin Hoffman, Laurence Olivier, Roy Scheider et Marthe Keller.
Babe Levy, un jeune diplômé new-yorkais, amateur de marathon, fait la connaissance de la séduisante Elsa. Alors qu’ils se promènent ensemble, ils sont agressés par deux hommes à la solde d’un ancien criminel nazi, le docteur Christian Szell, venu récupérer un trésor de guerre. Juste après son agression, Babe reçoit la visite de son frère Doc, officiellement cadre dans l’industrie pétrolière. Mais lorsque celui-ci est assassiné, Babe apprend qu’il était agent secret. Le vrai marathon commence…
Course mortelle
Mené tambour battant, au rythme des courses auxquelles s’adonne Babe Levy, ce thriller à l’intrigue brillante est angoissant à souhait. Le héros, interprété par Dustin Hoffman, perdu dans une histoire qui le dépasse, se débat entre des agents secrets aux intentions opaques et de vieux nazis paranoïaques. Face à lui, Laurence Olivier, proprement terrifiant dans la peau d’un ex-directeur du centre expérimental d’Auschwitz, livre une prestation parfaite, distinguée par une nomination aux Oscars. La scène de torture dentaire à laquelle il soumet Babe Levy est restée dans les mémoires, tant par sa cruauté que par la question incompréhensible que le tortionnaire répète inlassablement au héros : "Is it safe ?" ("C’est sans danger ?"). La course-poursuite dans laquelle est engagé Levy durera deux jours entiers, constituant le véritable marathon du film. Un marathon dont le spectateur sortira lui aussi épuisé.
Redécouverte d’une somme d’œuvres d’un grand raffinement, qui passionne aujourd’hui les historiens de l’art comme les scientifiques.
Au XVIIe siècle, les sciences naturelles (botanique, entomologie…) se développent de manière inédite en Europe. La république des Provinces-Unies des Pays-Bas, puissant empire colonial qui connaît alors un essor économique remarquable, est à l’avant-poste de ce progrès, qui se double d’un intérêt pour la documentation fidèle des espèces végétales et animales – notamment des fleurs, fruits ou animaux rapportés des colonies – dans des natures mortes sur toile, mais aussi dans des gravures ou planches à l’aquarelle illustrant des ouvrages savants. Les femmes artistes, qui ne sont alors pas autorisées à peindre de nus ou de scènes historiques, sont particulièrement représentées dans cet art de la nature – une situation exceptionnelle en Europe. Elles s’appellent Clara Peeters, Margareta de Heer ou encore Rachel Ruysch. Si ces peintres étaient reconnues par leurs pairs de leur vivant, pour leur sens de l’observation et du détail, de la couleur et de la composition, elles ont souvent été oubliées, voyant parfois leur travail attribué à des confrères. Redécouvertes, elles intéressent aujourd’hui tant les historiens de l’art que les naturalistes, qui voient dans leur œuvre un précieux témoignage de la biodiversité de leur temps.
Artistes ou scientifiques ?
Ce documentaire plonge dans l’œuvre foisonnante, d’un grand réalisme pictural, de ces artistes néerlandaises dont les destins remarquables méritent d’être remis sur le devant de la scène. On y découvre également le parcours d’Agnes Block, une collectionneuse d’art, mécène et horticultrice émérite (elle fut la première personne à cultiver l’ananas sous des latitudes européennes !) qui contribua à diffuser les travaux de ses contemporaines. Ces œuvres, qui mêlent souvent rigueur et fantaisie, interrogent le statut de leurs créatrices – artistes ou scientifiques ? – ainsi que les liens étroits qui unissent l’art et la science en cette veille de siècle des Lumières.
En trois épisodes, une fresque historique et journalistique qui n'hésite pas à fourrer son nez dans les affaires de la principauté.
Épisode 1 - Princes et croupiers
Les Grimaldi, une famille fortunée originaire de Gênes, développent leur puissance commerciale au XIIIe siècle après que François Grimaldi, dit "le rusé", s’est emparé de Monaco en 1297. Mais comment prospérer sur ce caillou dépourvu de terres cultivables ? Par les taxes ! 2 % sont imposés sur la valeur de la cargaison à chaque passage de navires marchands dans la baie, une opération juteuse soutenue par les protecteurs de la famille, tantôt la Savoie, la Provence ou l'Espagne, tantôt la France. En 1641, le traité de Péronne rattache définitivement Monaco au royaume français, sous la protection de Louis XIII. En moins de cent ans, les Grimaldi deviennent la seconde puissance économique du pays, notamment grâce à de lucratives alliances… Mais à la Révolution, le prince de Monaco est incarcéré et ses biens, confisqués. Tout est à refaire. Au milieu du XIXe siècle, le prince Charles III invente la principauté telle qu'on la connaît en fondant la Société des bains de mer de Monaco, qui profite de l'interdiction des jeux dans une grande partie de l'Europe pour prospérer en édifiant des casinos, entourés de palaces, restaurants de luxe et opéras…
Retrouver les autres épisodes de la série documentaire en cliquant ici.
Tout lui plaît : vitesse, style, énergie brute. C’est un des premiers buzz d’Internet, porté par des jeunes de tous horizons. Une passion qui fera vite d’eux des petites stars… jusqu’à la chute.
Épisode 1 - Les nuits magiques
Paris, 26 juillet 2024. Sous un déluge mémorable, une cinquantaine de danseurs à l’intense et sauvage énergie se produisent sur une barge, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques à Paris. Rapidité des mouvements, force collective… : leurs gestes qui perforent l’espace rappellent la tecktonic. Parmi eux, le chorégraphe Brandon Masele, alias Miel, savoure cette consécration. Depuis plus de vingt ans, cet artiste, qui a grandi à Colombes et pratique la danse électro depuis ses 13 ans, se bat pour faire vivre sa discipline que beaucoup pensaient disparue. Émergeant en club à l’aube des années 2000 et façonnée sur les parkings de la banlieue parisienne ou dans le quartier des Halles, elle a pâti du phénomène tecktonic et de ses dérives commerciales, avant de renaître pour conquérir le monde et trouver sa place sur les scènes internationales.
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Dans ce décor de zones industrielles et de champs de betteraves, Andrea va devoir trouver sa place.
Tbilissi, capitale de la Géorgie. Guia Agladze est timbalier dans l'Orchestre symphonique. Sa vie professionnelle se résume à donner un coup de timbale au début et à la fin d'un concert. Mais, il est distrait et arrive toujours le dernier... Sans cesse en mouvement, toujours sur le point d'être en retard ou de manquer un rendez-vous, Guia vit comme un oiseau sur la branche. Parfaitement insaisissable, on ne sait jamais où le trouver... Il est pourtant doté de multiples dons et son charme est irrésistible. Un jour, destin cruel, pressé comme à l'habitude et troublé par les silhouettes de jolies filles, Guia trouve la mort dans un accident de la circulation...
Quelle drôle d'idée a eue Guillaume Neuville de rassembler pour des vacances de fin d'été à la Pointe aux Mouettes, chez sa tante la riche Camilla Tressilian, son ex-épouse Aude et la nouvelle tenante du titre, l'explosive Caroline, sous prétexte d'en faire des amies...
C'est de l'inconscience pour ne pas dire plus car il n'a quand même pas la naïveté de croire qu'elles vont tomber dans les bras l'une de l'autre.
Si ces deux femmes que tout oppose ne se sont pas encore écharpées, c'est qu'elles se retiennent. Pour l'instant. Les vertus calmantes de l'air marin et de la côte Bretonne, sans doute.... Mais les choses n'en resteront pas là.
Deux Madame Neuville sous le même toit, c'est une de trop. D'autant que l'Heure Zéro arrive : celle où tout converge pour que le crime parfait soit exécuté dans ses moindres détails...
Réticente à l'idée de recevoir sous son toit les deux épouses Neuville, Mme Tressilian finit par s'y résoudre. Elle sait qu'on ne peut rien contre l'évolution des mœurs.
Cette étrange réunion de famille tourne à la tragédie, lorsque l'on trouve un beau matin Mme Tressilian assassinée dans son lit, le crâne fracassé...
Ce récit choral et multidimensionnel éclaire aussi le présent divisé d'une jeune nation de 250 ans.
Épisode 1 - Au nom de la liberté (mai 1754 - mai 1775)
En 1754, en Virginie, une embuscade menée contre des soldats français par une jeune recrue des troupes britanniques nommée George Washington va déclencher la guerre de Sept Ans, conclue en 1763 par la victoire des troupes britanniques sur la France et son allié espagnol en terre américaine. Désormais premier empire colonial au monde, le Royaume-Uni va voir ce triomphe se retourner contre lui. Car, entre autres pour solder les dettes léguées par le conflit, la Couronne impose à ses treize colonies américaines de nouvelles taxes, notamment sur le papier timbré administratif (Stamp Act), étincelle d'une rébellion qui va aller croissant dans les années suivantes.
De la fédération progressive des colonies, prônée d'abord en vain – dès 1754 – par Benjamin Franklin, à la célèbre "Tea Party" de Boston, qui voit en décembre 1773 une soixantaine de mutins grimés en Amérindiens précipiter dans l'eau 46 tonnes de thé britannique, cette première partie déroule la genèse d'une guerre d'indépendance que, de part et d'autre de l'Atlantique, nul n'aurait imaginée vingt ans plus tôt. Elle éclate finalement au printemps 1775, lorsque les "tuniques rouges" battent en retraite face aux milices formées par les colons, avec de nombreux tués et blessés, de part et d'autre…



