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De sa fidélité au théâtre à la célébrité mondiale apportée par le cinéma, Sandra Hüller évoque son art et son parcours, de "Toni Erdmann" à "La zone d'intérêt", en passant par "Anatomie d'une chute". Une vibrante rencontre avec une actrice éprise d'absolu.
Au théâtre comme au cinéma, Sandra Hüller se donne tout entière quand elle joue. Mais, très tôt, elle a érigé entre sa vie privée et le caractère si public de son métier une frontière inviolable, qui lui est plus nécessaire encore, dit-elle, depuis le triomphe d'Anatomie d'une chute. Après Toni Erdmann de Maren Ade, en 2016, et en même temps que La zone d'intérêt de Jonathan Glazer, également en compétition à Cannes en 2023, ce film "palmé d'or", écrit pour elle par Justine Triet, a valu à l'actrice allemande, entre autres, un César et une nomination aux Oscars. Surtout, il a contribué à révéler au-delà de l'Europe la puissance et la complexité de cette comédienne, aujourd'hui âgée de 47 ans, qui évoque sa consécration avec un détachement amusé. Ne mettant sa notoriété qu'au service de ses combats politiques, notamment contre l'extrême droite, elle refuse le statut de star comme les servitudes médiatiques qui vont avec. Aussi l'écouter parler de son art offre-t-il un plaisir rare. Parallèlement aux extraits de spectacles et de films qui illustrent plus de vingt-cinq ans de carrière, celles et ceux avec qui elle a travaillé enrichissent et complètent son propos, en évoquant la liberté, la détermination, la sincérité, mais aussi l'opacité qu'elle insuffle à chacun de ses rôles.
Mise à nu et retrait
De l'étudiante violentée par la religion de Requiem à la bonne épouse nazie de La zone d'intérêt en passant par la jeune cadre "optimisée jusqu'à l'os" de Toni Erdmann, l'employée de rayon maltraitée en secret d'Une valse dans les allées et l'indéchiffrable écrivaine d'Anatomie d'une chute, Sandra Hüller a incarné en un peu plus d'un quart de siècle une quarantaine de personnages aussi différents que possible. Mais en la regardant converser avec naturel avec la réalisatrice Antje Harries, on a le sentiment paradoxal de l'avoir déjà rencontrée sur écran, à travers chacun de ses rôles. Sûrement parce que celle qui a aussi joué au théâtre Penthésilée, Courtney Love et Hamlet n'hésite pas à se mettre à nu, dans un engagement et une proximité avec ses partenaires qui semblent consubstantiels à son travail. Elle explique dans ce documentaire que l’esprit collectif, qu’elle a connu dans sa jeunesse en RDA – elle est née en Thuringe, onze ans avant la chute du Mur –, est aussi vital pour elle que la mise en retrait. En tissant finement son témoignage et ceux des cinéastes Justine Triet, Hans-Christian Schmid et Jonathan Glazer, des metteurs en scène Claudia Bauer, Tom Schneider et Johan Simons, et des comédiens Franz Rogowski ou Stefan Hunstein, ce beau portrait propose aussi une variation sur l'art de jouer, aussi vibrante que nuancée.
À l’heure où Donald Trump menace de mettre en oeuvre ses visées expansionnistes, Pierre Haski nous propose une plongée passionnante dans l'épopée militaire de l’Amérique, nation née dans la guerre avant de s’imposer tardivement en "gendarme du monde" – un rôle désormais contesté.
Les États-Unis, qui aiment se dire pacifiques, ont pourtant presque toujours été en guerre en deux cent cinquante ans d’existence, et continuent de déployer des centaines de milliers de soldats sur tous les continents. D’abord ravagés par des conflits intérieurs – la révolution, la guerre de Sécession, les guerres indiennes –, les États-Unis dépassent leurs frontières en combattant l’Espagne aux Philippines à la fin du XIXe siècle. L’Amérique des pères fondateurs, attachés à la conscription, s’est pourtant longtemps méfiée de l’armée de métier, craignant qu’elle ne se retourne contre le peuple. L’envoi de troupes en Europe en 1917 amorce son nouveau rôle de puissance internationale. En 1941, au lendemain de Pearl Harbour, l’engagement des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale impose durablement l’hégémonie du pays grâce à une industrie de l’armement tournant à plein régime, qui dope son économie, et une propagande relayée par le cinéma hollywoodien, qui nourrit le mythe. Car, sûr d’avoir sauvé le monde de la peste brune – sentiment conforté en 1945 par le choix de New York pour le siège des Nations unies –, le "gendarme du monde" ne remet pas même en cause l’horreur d’Hiroshima. Si sa doctrine de dissuasion nucléaire est bientôt mise à mal par des États, comme l’URSS ou la Chine, qui se dotent à leur tour de l’arme atomique, son leadership s’affirme aussi à travers l’Otan et des centaines de bases militaires, notamment dans les territoires des ex-ennemis vaincus (du Japon à l’Allemagne) ou aux Philippines, face aux ambitions de Pékin. Mais le traumatisme du Viêtnam, avec ses millions de morts, abîme son image de justicier du "monde libre", instillant le doute sur sa légitimité. Son impérialisme ne cessera plus dès lors d’être dénoncé, la contestation de sa mission militaire se renforçant encore après le 11-Septembre avec les "guerres sans fin" en Afghanistan et en Irak. Aujourd’hui comme hier, l’Amérique reste traversée par deux courants antagonistes : l’un jugeant son omniprésence militaire nécessaire, l’autre plaidant pour son repli. Alors que resurgissent des conflits "classiques", du Proche-Orient à l’Ukraine, sans qu’elle intervienne, quel rôle son armée va-t-elle jouer dans la vision de Donald Trump ?
Leçons du passé
Comment la guerre et les engagements militaires de l’Amérique ont-ils façonné sa psyché au fil des générations et imposé sa suprématie depuis 1945 ? À l’heure où celui qui a été (ré)élu comme un "président de la paix" fragilise les alliances et menace les équilibres géopolitiques, ce documentaire, nourri d’analyses d’une trentaine d’experts internationaux – militaires, politiques, historiens –, plonge au cœur de l’histoire des États-Unis pour s’interroger sur les défis qui attendent cette nation fracturée dans un monde devenu multipolaire. À travers les leçons du passé, Pierre Haski éclaire les paradoxes de cette superpuissance militaire et leurs conséquences sur la démocratie et la société civile, en mettant en perspective des choix stratégiques déterminants pour l’avenir du pays et de la planète.
Éternel amoureux du verbe, Manoel de Oliveira confère à la parole une puissance quasi divine. Avec Chiara Mastroianni, Antoine Chappey et Françoise Fabian.
Affaiblie par une relation douloureuse avec M. de Guise, qu’elle soupçonne de la désirer plus que de l’aimer, Catherine de Chartres suit les conseils de sa mère et épouse un riche médecin, Jacques de Clèves. Habitués aux mondanités et férus de spectacles, les nouveaux époux assistent à une représentation intimiste du musicien portugais Pedro Abrunhosa, qui devient un proche et dont Catherine va vite s’éprendre. Tourmentée, elle se confie régulièrement à une amie chère, devenue religieuse…
Désir à réprimer
Si Manoel de Oliveira a réalisé, dans les années 1970, une série de films qu’il a lui-même intitulée "tétralogie des amours frustrées", La lettre pourrait sans aucun doute s’y inscrire tant son mécanisme narratif se nourrit entièrement de l’insatisfaction de l’héroïne incarnée par Chiara Mastroianni. Or, et c’est certainement ce qui amuse ici le cinéaste, le XVIIe siècle de La princesse de Clèves dont il s’inspire est bien loin : les mœurs ont changé et la modernité, à l’aube du XXIe siècle, est venue percuter les derniers remparts érigés par la haute bourgeoisie. Point de raison donc de se tourmenter pour un désir difficile à réprimer… à moins de craindre qu’un monde ancien, et un certain confort, ne s’écroulent. Dans les cadres composés où sont enserrées Mlle de Chartres, sa mère et sa cour se racontent les règles d’un autre temps qu’elles s’imposent encore, au profit d’une soi-disant vertu garante de leur bonne réputation. Quelle grande friction suscite alors l’arrivée du célèbre compositeur portugais Pedro Abrunhosa, dont les musiques sensuelles, fiévreuses, charrient une liberté aux antipodes des vies prostrées, comme empruntées, des "monsieur et madame de". Même l’Église, qu’incarne la confidente de Catherine devenue religieuse – Leonor Silveira, figure centrale du cinéma d’Oliveira –, enjoint l’héroïne à cesser de se flageller. "C’est mon calvaire", dira celle-ci, en une forme de prophétie autoréalisatrice, la parole ayant ici le don de faire éclore la joie comme de mener au tombeau
Quatre-vingt mille clichés, arrachés à l'oubli, présentent le même visage d'un paysage ravagé et d'une population insouciante face au drame qui se joue. Un formidable récit documentaire doublé d'une véritable claque visuelle et mémorielle.
Une maison modeste et un carré de jardin, à l'ombre des gigantesques tours d'une centrale nucléaire ; trois enfants qui se baignent derrière une inscription "danger", sur fond de paysage industriel enfumé ; les décharges à ciel ouvert des quartiers pauvres des grandes villes ; ou la languette d'une canette émergeant d'une dune immaculée. En 1970, le projet "Documerica" voit cent photographes livrer plus de 80 000 clichés sur la situation environnementale des États-Unis à l'administration Nixon, après deux catastrophes environnementales marquantes : une rivière pleine de produits pétroliers ayant pris feu dans l’Ohio et une marée noire sur les plages de Santa Barbara, en Californie. Le président Nixon n'a aucun goût pour l'écologie mais il a du flair politique : en plein pic de la "contre-culture", le sujet sera capital dans sa campagne de réélection. Mais après que son armada de photographes s'est déployée dans le pays, le projet est enterré et tombe finalement dans l'oubli.
Capsule temporelle
"On avait la technologie pour envoyer un homme sur la Lune, mais on était infoutus de garder nos rivières propres !", s'insurge aujourd’hui Boyd Norton, l’un des photographes du projet "Documerica" interrogés dans le documentaire de Pierre-François Didek. Ce portrait géant des États-Unis des années 1970, tombé dans les oubliettes de l'histoire et finalement exhumé par le réalisateur, n'est pas sans rappeler le projet de la Farm Security Administration (Agence pour la sécurité agricole), qui documenta par le même procédé la manière dont vivaient les populations mises à terre par la Grande Dépression. Une troublante capsule temporelle, d'une grande émotion pour le spectateur d’aujourd’hui, qui ravive le souvenir d'une population captée sur le vif, dans ses habits du quotidien. Malgré la grande diversité des clichés, "Documerica" dévoile le visage d'une même société, indifférente au paysage ravagé qui est devenu la norme. Habilement, les images les plus frappantes du gigantisme de la pollution sont mises en parallèle avec la propagande consumériste des années Nixon, où pullulent les publicités pour l'American way of life d'une classe moyenne ayant explosé au sortir de la Seconde Guerre mondiale. On ne peut s'empêcher de se demander quel tour aurait pris le combat écologique si "Documerica" en avait été la pierre fondatrice, avec trente à quarante ans d'une précieuse avance sur la prise de conscience mondiale...
Un scandale national pour lequel ils réclament toujours justice. Minisérie dramatique inspirée d’une histoire vraie, "Mr Bates contre le Post Office", réunit un casting remarquable qui rend hommage à ces "decent people" ("les gens honnêtes") unis dans le combat.
Épisode 1
Le 4 novembre 2003, dans le bureau de poste-mercerie de Llandudno (pays de Galles) qu’il gère avec sa compagne, Suzanne, Alan Bates ne se laisse pas intimider par les enquêteurs dépêchés par la direction nationale. Oui, il tente depuis des mois de comprendre pourquoi un déficit abyssal se creuse dans sa caisse, mais il ne va pas se laisser traiter comme un coupable. Alan ignore qu'à travers le pays plus de sept cents autres postiers et postières ont, comme lui, perdu le sommeil face aux dizaines de milliers de livres sterling mystérieusement évaporées de leurs comptes. Il soupçonne que le nouveau logiciel de comptabilité, acheté à prix d'or par l’entreprise publique à une firme japonaise, est la cause du problème. Mais la hotline maison lui répond toujours la même chose : "Vous êtes le seul à rencontrer des difficultés." Jo Hamilton, terrifiée après avoir vu à la télé un vénérable collègue emmené en prison, se résigne, elle, à plaider coupable au tribunal, comme l'a exigé le représentant du Post Office. En entrant dans la salle d'audience, celle qui tenait avec amour la poste-salon de thé de son village est accueillie par les applaudissements de ses concitoyens venus la soutenir…
Retrouver les autres épisodes de la série en cliquant ici.
Issu d’un folklore celtique considérablement enrichi et remanié au fil de siècles, le nom du roi Arthur est indissociable d’un immense corpus de légendes médiévales teintées de magie et de merveilleux, dont les origines semblent s’être perdues dans la nuit des temps. Quelle réalité historique se cache derrière le mythe littéraire du roi de Bretagne et de sa cour de chevaliers ? La principale source écrite de cette légende remonte au XIIe siècle. Il s’agit de l’œuvre en langue latine de l’évêque et historien gallois Geoffroy de Monmouth, qui connaîtra une renommée considérable et inspirera tout au long du Moyen Âge de nombreux auteurs européens. L’œuvre, présentée comme une traduction d’un livre plus ancien composé en breton, se veut une chronique historiographique des rois de Bretagne, mais elle aurait en réalité servi un dessein politique. Un siècle après la conquête de l’Angleterre par les Normands, Geoffroy de Monmouth, qui travaillait au service du roi Henri Ier, aurait cherché à ancrer la légitimité de la dynastie régnante dans le passé de l’ancienne Bretagne. La geste arthurienne que nous connaissons aujourd’hui aurait-elle pour origine une œuvre de propagande ?
En Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, les enfants sont pris dans le feu croisé du conflit qui oppose leurs deux peuples. Bombardements, attaques et combats constituent leur quotidien. Jena, 10 ans, vit avec sa famille dans le camp de réfugiés de Jénine, considéré comme l’un des foyers historiques de la résistance armée palestinienne. Depuis l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023, les agressions des soldats israéliens se multiplient, et Jena est confrontée chaque jour à la violence et à la haine. Fille de colons, Rennana, 16 ans, habite dans les environs de Naplouse. Son père, rabbin, a été assassiné par un groupe de militants palestiniens. Animée par le désir de venger sa mort, l’adolescente se rapproche de colons extrémistes.
Souhait commun
Alors que les raids de Tsahal deviennent routiniers et que les tensions entre colons et voisins palestiniens s’exacerbent, les jeunes protagonistes se débattent dans cette dure réalité qui leur est imposée. Au cœur des récits de Jena et Rennana, qui dévoilent les deux faces d’un même conflit, se dessine une envie commune : trouver sa place sur ce territoire maudit, marqué par plus de soixante-dix ans de guerre. À travers les yeux des deux jeunes filles, le documentaire offre une perspective profondément humaine sur ce conflit et fait résonner la nécessité pour chaque camp d’entendre, sinon d’accepter, le point de vue de l’autre.
Cette farce sanguinaire aux échos contemporains offre à John Malkovich un rôle taillé sur mesure.
Sénateur et conseiller de l’empereur Néron, Sénèque est considéré comme l’homme le plus sage de Rome. Mais le jeune despote se montre de plus en plus rétif à ses interminables leçons de vie. Las de son épouse Octavia, Néron décide de la mettre à mort pour épouser Poppée. Quand son tuteur philosophe proteste, Néron le menace ouvertement. Sénèque, qui a déjà subi l’atroce rigueur de l’exil, comprend que ses jours sont comptés. Accusé de complot contre Néron, il reçoit l’ordre de se suicider avant le lever du jour. Il décide de faire de cette échéance un morceau de bravoure. Entraînant dans cette funeste cérémonie Paulina, sa jeune et naïve épouse, il se donnera la mort devant ses proches au cours d’une représentation où il livrera une dernière fois sa vision de la vie.
Biopic atypique
Sous le regard corrosif du cinéaste allemand Robert Schwentke (Red, déjà avec John Malkovich, Flight Plan), la fin programmée de Sénèque prend l’allure d’une farce cauchemardesque, doublée d’images gore et remplie de clins d’œil à l’époque actuelle. Le visage du jeune Néron et le "Mr. President" qu’on lui sert ne sont pas sans rappeler un certain Donald Trump, tandis que les plans panoramiques et le clinquant des costumes font le lien avec la furie décomplexée des réseaux sociaux. Présenté à la Berlinale 2023, ce biopic atypique permet à John Malkovich de déployer des trésors d’ambiguïté dans le rôle-titre, écrit spécialement pour lui. Pontifiant, pathétique, son Sénèque, symbole de la compromission des élites intellectuelles avec un pouvoir tyrannique, finit néanmoins par incarner la force du verbe, tant il est animé, jusqu’aux portes de la mort, d’un perpétuel désir de philosopher – et de pérorer.
1979. La révolution iranienne, la paix égypto-israélienne, le siège de la mosquée de La Mecque et l'invasion soviétique en l'Afghanistan : en une année, ces quatre évènements ont métamorphosé le Moyen-Orient. L’islam politique a conquis le pouvoir, affectant les sociétés de manière brutale. Un moment charnière dont les conséquences déstabilisent encore aujourd'hui le monde entier.
Épisode 1 - L’émergence des chefs religieux
Au cours des années 1970, le Moyen-Orient, pris dans un mouvement de modernisation et de sécularisation fulgurant, est devenu un champ de bataille idéologique opposant les leaders pro-occidentaux d’orientation libérale comme le shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, soutenu par les États-Unis, et les alliés de l’Union soviétique – baassistes en Syrie et en Irak, communistes au pouvoir en Afghanistan. La fin de la décennie voit s’y opérer un basculement radical. Si Jimmy Carter décrit l’Iran comme "un îlot de stabilité dans l’une des zones les plus agitées au monde", l’opposition politique grandit contre le régime autoritaire et corrompu, à gauche comme dans les milieux religieux. Devenu depuis son exil en France une figure de proue de la révolution naissante, l’ayatollah Khomeyni fait un retour triomphal à Téhéran en février 1979, après la fuite du Shah, et instaure un mois plus tard, par référendum, une république islamique dans le pays à majorité chiite. Les événements en Iran font des émules auprès de mouvements islamistes des pays voisins. En Égypte, le traité de paix signé le 26 mars avec Israël – premier en son genre dans le monde arabe – marque un tournant diplomatique, mais prépare également le terrain pour la montée de groupes extrémistes, comme le Jihad islamique. En Afghanistan, traditionalistes et islamistes exploitent, comme en Iran, les liens des dirigeants avec une puissance étrangère – en l’occurrence l’URSS – pour attiser la colère…
Retrouver la seconde partie du documentaire en cliquant ici.
De récentes recherches ont démontré les bienfaits médicaux et sociaux du rire, comme en témoigne ce documentaire interrogeant scientifiques et amuseurs professionnels.
"La magie de l’humour est qu’il bouscule nos perspectives. Notre cerveau veut toujours tout classer en vrai ou faux, noir ou blanc. Mais l’humour lui dit 'Cause toujours, le monde est multicolore'. Il nous invite à inverser nos certitudes". Pour le docteur Eckart von Hirschhausen, devenu en Allemagne, à la suite de ses travaux, un célèbre artiste de stand-up, l’humour est une énergie dont les effets bénéfiques vont bien au-delà du rire. À Paris, René-Marc Guedj, directeur de l’école d’humour et des arts scéniques, est catégorique : la joie et le bien-être instillés par le rire l’ont grandement aidé à surmonter deux cancers. Des clowns d’hôpitaux détaillent l’éventail de ses bienfaits aussi bien pour les malades que pour le personnel soignant. Mais quels sont les vrais ressorts de l’humour et comment l’utiliser à bon escient ?
Le plus grand bien commun
Ce documentaire donne la parole à différents spécialistes pour qui l’humour est un territoire à explorer avec le plus grand sérieux, pour le plus grand bien de tous. Les neuroscientifiques et les psychologues qui ont étudié ses effets ont découvert qu’il rend plus fort et peut apporter une aide appréciable dans bien des domaines, notamment dans l'établissement et le maintien de relations sociales. En psychothérapie, l'humour renforce la relation entre le soignant et le patient, ce qui peut réduire les symptômes. Avec cette somme de témoignages et d'exemples, le film livre une approche originale d'une forme d’esprit peu ou prou partagée par tout le monde.